Réalisation

Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 150H à Dollard-des-Ormeaux

Fenêtres embuées et air lourd dans une maison rénovée du West Island : voici comment nous avons installé un échangeur d'air Fantech HERO 150H avec minuterie RTS, prises extérieures bien espacées et débits équilibrés au manomètre. Un chantier CVAC détaillé.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin11 min de lecture
Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 150H à Dollard-des-Ormeaux
Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 150H à Dollard-des-Ormeaux
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2026année du chantier publié
La visite

Faites le tour de l’installation

Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.

Schéma générique : échangeur d’air, conduits et bouches extérieures

Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

  1. Il évacue l’air vicié et fait entrer de l’air frais. Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.

  2. Il récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre. Selon le modèle, il gère aussi l’humidité.

  3. Une bouche extérieure, éloignée de la sortie d’air vicié pour ne pas réaspirer l’air qu’on vient d’évacuer.

  4. L’air humide et chargé d’odeurs sort par sa propre bouche, munie d’un clapet.

  5. Les conduits reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.

  6. L’air vicié est repris dans les pièces humides, l’air frais est envoyé dans les pièces de vie. Les débits sont équilibrés.

  7. Elle règle le mode et la vitesse. On l’utilise davantage quand la maison est humide ou très occupée.

  8. Selon le modèle et la saison, le noyau produit de la condensation, évacuée par un drain avec sa boucle.

Le chantier

Quand une maison du West Island respire enfin par le bon chemin

Une maison de Dollard-des-Ormeaux construite au début des années 1980, rénovée deux fois, isolée à l'uréthane giclé au sous-sol, fenêtres changées en 2019. Sur papier : une réussite énergétique. Dans les faits : des vitres embuées de novembre à mars, une odeur de renfermé au retour des vacances, et une salle de bain à l'étage qui met quarante minutes à sécher après une douche.

Le propriétaire nous a appelés en croyant avoir un problème d'humidité. Il avait un problème de ventilation. Les deux se ressemblent, mais ne se règlent pas du tout de la même façon.

Le vrai diagnostic : une enveloppe étanche sans stratégie d'air neuf

Chez AirGreen, nous commençons toujours par mesurer avant de proposer. Sur place, trois constats :

  • Un taux d'humidité relative de 58 % en plein mois de janvier, alors que la cible raisonnable pour une maison québécoise l'hiver se situe entre 30 et 40 %.
  • Deux ventilateurs de salle de bain qui évacuaient de l'air… sans que rien ne le remplace, sinon des infiltrations parasites par les prises électriques et le pourtour des solives de rive.
  • Aucun apport d'air frais mécanique. La maison « respirait » uniquement par ses défauts d'étanchéité, et ceux-ci avaient été bouchés lors des rénovations.

C'est le scénario classique des maisons du West Island rénovées par étapes : on améliore l'enveloppe sans jamais ajouter le système qui compense la perte de ventilation naturelle. Résultat : les polluants intérieurs — CO₂, composés organiques volatils des matériaux, vapeur d'eau de la cuisine et des douches — restent à l'intérieur.

Un échangeur d'air ne fait pas qu'« aérer ». Il crée un débit équilibré : autant d'air vicié sorti que d'air neuf entré, sans dépressuriser la maison, et en récupérant la chaleur de l'air expulsé au passage.

Pourquoi nous avons retenu le Fantech HERO 150H

Le choix d'un VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) ne se fait pas au hasard du catalogue. Pour cette maison d'environ 1 850 pi² habitables sur deux niveaux plus sous-sol fini, le HERO 150H de Fantech cochait les bonnes cases.

Les chiffres qui comptent réellement
  • Plage de débit : 36 à 150 pi³/min à 0,4 po c.e. — largement suffisant pour couvrir l'exigence de ventilation continue de la maison tout en gardant une marge en haute vitesse.
  • Efficacité de récupération sensible : 80 % à 0 °C et, ce qui compte davantage ici, 65 % à -25 °C. Beaucoup de fiches techniques n'affichent que la valeur à 0 °C. Au Québec, la performance par grand froid est le seul chiffre qui décrit vraiment ce que vous vivrez en janvier.
  • Efficacité sensible ajustée : 86 %.
  • Consommation : 59 W en basse vitesse, 180 W en haute vitesse. En fonctionnement continu à basse vitesse — le mode normal — on parle d'une charge électrique comparable à celle d'une ampoule.
  • Raccordements : conduits ronds de 6 pouces, ports sur le dessus (top-port), 120 V / 1 phase.
  • Certifications : HVI et ENERGY STAR.
  • Poids : 51 lb (23 kg), pour 24 7/8 po de hauteur × 27 7/8 po de largeur × 13 3/8 po de profondeur.
Le dégivrage par recirculation : le détail qui change l'hiver

C'est l'argument technique qui a tranché. Fantech propose deux mécanismes antigel dans sa gamme résidentielle : l'arrêt du ventilateur d'alimentation et le dégivrage par recirculation.

Le premier coupe simplement l'apport d'air neuf le temps de dégivrer le noyau. Il fonctionne, il est robuste, il est économique — mais pendant ces cycles, votre maison est en légère dépression et ne reçoit plus d'air frais.

Le HERO 150H utilise le dégivrage par recirculation : l'appareil fait circuler l'air intérieur à travers le noyau pour le réchauffer, sans jamais mettre la maison en dépression. Trois avantages concrets par -22 °C à Dollard-des-Ormeaux :

  1. Pas d'aspiration parasite par les fissures, donc pas de courant d'air froid ressenti près des plinthes.
  2. Meilleure efficacité énergétique globale sur la saison de chauffage.
  3. Moins de risque d'air stagnant et de condensation intérieure durant les cycles.

Ces modèles à recirculation possèdent aussi un volet antiretour mécanique interlocké avec l'appareil, qui bloque l'air extérieur quand le VRC est à l'arrêt — un point à ne pas négliger si l'on envisage un jour de l'intégrer à l'unité de traitement d'air centrale.

Le déroulement du chantier, heure par heure

L'installation s'est faite sur une journée et demie, à deux techniciens.

Choisir l'emplacement avant de percer quoi que ce soit

Nous avons suspendu l'appareil au plafond du sous-sol, dans le local mécanique, à proximité de la fournaise existante. Trois critères ont guidé la position :

  • Accès au drain : le HERO produit du condensat. Il faut un drain accessible, avec un siphon correctement amorcé. Nous voyons régulièrement des installations où le condensat a été raccordé n'importe où — parfois sur un bac dédié à un autre appareil, ce qui finit en dégât d'eau.
  • Dégagement d'entretien : le propriétaire doit pouvoir ouvrir la porte du caisson et sortir les filtres sans démonter une conduite. Nous prévoyons systématiquement l'espace frontal nécessaire.
  • Découplage acoustique : suspensions à ressort et manchons souples aux quatre raccordements. Un VRC bien installé s'entend à peine dans la pièce au-dessus.
Les prises extérieures : là où beaucoup d'installations sont ratées

Deux percements en façade arrière, avec capuchons pare-intempéries à grillage anti-rongeurs, séparés de plus de 6 pieds l'un de l'autre. Cette distance n'est pas décorative : trop rapprochées, la prise d'air frais réaspire l'air vicié qu'on vient d'évacuer, et le système tourne en circuit fermé sans que personne ne s'en aperçoive.

Nous avons aussi vérifié l'éloignement par rapport à la sortie de sécheuse, au terminal de la fournaise et à l'emplacement où le déneigement s'accumule l'hiver. Sur cette maison, la façade arrière donnant sur la cour, il fallait éviter que la prise d'air soit ensevelie après une bordée.

Un réseau partiellement dédié

La configuration retenue est celle du système partiellement dédié : conduits d'évacuation dédiés depuis les deux salles de bain et la cuisine, et air frais injecté dans le retour de la fournaise, à environ 6 pieds en amont de l'appareil.

Ce choix a permis d'éviter de refaire un réseau complet de distribution dans une maison finie, tout en garantissant que l'air neuf soit tempéré et réparti par la soufflerie centrale. Un système entièrement dédié aurait été plus performant sur papier, mais aurait exigé d'ouvrir plusieurs plafonds — un compromis coût/bénéfice que nous avons présenté clairement au client, chiffres à l'appui, avant qu'il tranche.

L'équilibrage : l'étape que personne ne voit et que tout le monde subit

Nous avons balancé les débits au manomètre différentiel sur les ports de mesure de l'appareil, jusqu'à obtenir un écart inférieur à 10 % entre l'alimentation et l'évacuation.

Un échangeur non balancé est un échangeur qui coûte cher pour rien : s'il souffle plus qu'il n'aspire, il met la maison en surpression et pousse l'humidité dans les murs; s'il aspire plus qu'il ne souffle, il tire l'air froid par les défauts d'étanchéité — exactement le problème qu'on cherchait à régler. C'est l'étape la plus souvent sautée par les installateurs pressés.

La commande murale : une minuterie RTS au bon endroit

Nous avons installé une minuterie murale à bouton-poussoir Fantech RTS, câblée, dans l'embrasure du corridor, juste sous les contrôles existants. Une pression, et l'appareil passe en haute vitesse pour 20, 40 ou 60 minutes, selon le nombre de pressions — les DEL vertes confirment la sélection d'un coup d'œil.

Le principe est simple et c'est ce qui le rend efficace : la maison ventile en continu à basse vitesse, et l'occupant force la haute vitesse ponctuellement — après une douche, pendant la cuisson, quand plusieurs personnes reçoivent au sous-sol. Pas de menu, pas d'application, pas de courbe d'apprentissage.

Pour les clients qui veulent aller plus loin, Fantech propose aussi le contrôleur EDF3 multifonction (mode Econo, 20 min/heure, continu), l'EDF8 numérique à quatre vitesses, et les commandes à détection de COV ECO-Feel et ECO-Touch IAQ. Nous présentons systématiquement les options, mais nous ne vendons pas de la complexité à quelqu'un qui n'en veut pas.

Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent chez d'autres

Sur les appels de service liés à des échangeurs d'air installés par d'autres à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud, les mêmes défauts reviennent :

  • Prises extérieures trop rapprochées — court-circuit d'air, performance réelle proche de zéro.
  • Aucun équilibrage documenté — pas de rapport, pas de mesures, pas de preuve.
  • Condensat mal drainé ou siphon sec — odeurs d'égout ou fuite au plafond fini.
  • Conduits flexibles non isolés dans un entretoit non chauffé — condensation à l'intérieur du conduit, puis taches au plafond.
  • Appareil éteint par le propriétaire parce que personne ne lui a expliqué comment il fonctionne ni combien il coûte à faire tourner. C'est, de loin, le plus fréquent.

Entretien : trois gestes, deux fois par an

  1. Filtres : aspirer ou rincer aux 3 à 6 mois. Une option de filtration MERV 8 ou MERV 13 est offerte pour les foyers avec allergies.
  2. Noyau échangeur : le sortir et le laver à l'eau tiède savonneuse une fois par année.
  3. Grillages extérieurs : les dégager des peluches, feuilles et neige — un grillage bouché fausse tout l'équilibrage.

Nous remettons cette routine par écrit à chaque client, avec les débits mesurés le jour de l'installation CVAC. C'est ce document qui sert de référence lors du prochain entretien CVAC.

Codes, Novoclimat et aide financière : ce qu'il faut savoir

En construction neuve, la ventilation mécanique équilibrée est encadrée par le Code de construction du Québec, et le programme Novoclimat impose des exigences de performance qui rendent le VRC incontournable. En rénovation, l'obligation est moins directe, mais la logique reste la même : plus une maison est étanche, moins elle tolère l'absence d'échangeur.

Du côté des aides financières, la situation évolue et les programmes visent surtout l'isolation, l'étanchéité et les systèmes de chauffage. Avant de promettre quoi que ce soit à un client, nous vérifions l'admissibilité au dossier, avec les programmes en vigueur au moment des travaux. Nous préférons une réponse vérifiée à une promesse commode.

Où nous intervenons

AirGreen installe et entretient des échangeurs d'air, des thermopompes, des climatiseurs muraux et des systèmes centraux à Dollard-des-Ormeaux, Pointe-Claire, Kirkland, Beaconsfield, Pierrefonds, Saint-Laurent et partout sur l'île de Montréal, ainsi qu'à Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud.

Si vos fenêtres coulent l'hiver, si l'air sent le renfermé après deux jours d'absence, ou si vous avez rénové sans jamais ajouter de ventilation, contactez-nous. Nous mesurons d'abord. Nous proposons ensuite.

Les étapes

Le jour J, étape par étape

Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

Étape 1 sur 9L’estimation sur place

On repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.

  1. L’estimation sur placeOn repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
  2. La soumissionL’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
  3. L’appareilSuspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
  4. Les bouches extérieuresPrise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
  5. Les conduitsCeux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
  6. Le drainRaccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
  7. La commande muraleInstallée là où on la voit et l’utilise.
  8. L’équilibrageLes débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
  9. Les explicationsVitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
Les erreurs évitées

Quatre erreurs qu’on ne fait pas

Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.

Pour aller plus loin

Votre propre projet, étape par étape

Au fil des saisons

Quoi faire, saison par saison

Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

  • Nettoyer les filtres et le noyau selon le fabricant.
  • Vérifier les bouches extérieures : nids, débris, clapets.
  • Baisser la vitesse si l’air devient humide dehors.
Chez vous

Votre maison est-elle prête ?

Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.

0 / 6 cochés
Vrai ou faux

Quatre affirmations, vraies ou fausses ?

Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.

1. Dans un échangeur d’air, l’air frais et l’air vicié se mélangent.

2. Les deux bouches extérieures doivent être éloignées l’une de l’autre.

3. Un échangeur d’air peut aider contre la condensation aux fenêtres.

4. Un échangeur n’a jamais besoin d’entretien.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

9 questions
À quoi sert un échangeur d’air ?
Il renouvelle l’air de la maison et aide à garder l’humidité dans la bonne zone : condensation, air sec, odeurs.
L’air frais refroidit-il la maison en hiver ?
Le noyau récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre.
À quelle vitesse le faire fonctionner ?
Plus haut quand la maison est humide ou très occupée, plus bas le reste du temps. La commande murale permet d’ajuster.
Faut-il nettoyer un échangeur ?
Oui. Filtres et noyau s’encrassent. Voir notre service de nettoyage.
Quels signes montrent un manque de ventilation ?
Condensation aux fenêtres, odeurs qui persistent, air lourd dans les pièces fermées, moisissure dans les coins froids.
VRC ou VRE : quelle différence ?
Le VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) récupère la chaleur de l’air qui sort. Le VRE (récupérateur d’énergie) récupère aussi une partie de l’humidité. Le bon choix dépend de la maison.
Faut-il le faire fonctionner l’hiver ?
Oui : c’est souvent en hiver, maison fermée, que l’humidité et les odeurs s’accumulent. On ajuste la vitesse selon la condensation aux fenêtres.
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
L’estimation est-elle gratuite ?
Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.

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  • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
  • EstimationSur place, gratuite
  • SoumissionEn 24 h

Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

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