Installation d'une fournaise électrique GREE FLEXX R32 à Sainte-Angèle-de-Monnoir
Un sous-sol de six pieds, deux colonnes porteuses et un réseau de gaines saturé : voici comment nous avons installé un système central GREE FLEXX R32 avec section de chauffage électrique de 15 kW à Sainte-Angèle-de-Monnoir, sans refaire la mécanique.
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Le chantier en un écran

L’article, chapitre par chapitre
Un sous-sol de six pieds, trois poutres dans le chemin et un système central à faire entrer quand même
Le chantier de Sainte-Angèle-de-Monnoir nous a rappelé une chose que nous répétons souvent à nos clients de la Rive-Sud : le choix de l'appareil compte, mais c'est la géométrie du sous-sol qui décide du succès réel d'une installation CVAC. Dans cette maison de la MRC de Rouville, le local technique fait à peine plus de six pieds sous les solives, deux colonnes de bois porteuses encadrent l'emplacement de l'appareil, et le réseau de gaines existant occupait déjà toute la hauteur disponible.
Le client nous avait contactés avec une demande simple en apparence : remplacer un chauffage électrique vieillissant et ajouter la climatisation centrale, sans transformer son sous-sol en salle mécanique. Nous avons proposé un système central GREE FLEXX R32, composé d'un appareil de traitement d'air GUD36AH2/G-D(U) à flux horizontal muni d'une section de chauffage électrique intégrée de 15 kW, et d'une unité extérieure GUD36W2/NhE-D(U).
Pourquoi une configuration à flux horizontal a tout changé
La plupart des appareils de traitement d'air sont conçus pour un montage vertical, ce qui exige entre 60 et 70 pouces de dégagement en hauteur. Impossible ici. La conception à flux d'air latéral (horizontal) du FLEXX nous a permis de coucher l'appareil sous les solives, entre les deux colonnes, avec un cabinet de 21 1/4 x 48 1/5 x 21 1/4 pouces et un poids net de 163 lb.
Ce détail, purement mécanique, a évité au propriétaire trois dépenses qu'il n'avait pas prévues :
- Aucun décaissement de dalle pour créer une fosse d'appareil.
- Aucune reconstruction du plénum principal : nous avons raccordé l'appareil sur la gaine d'alimentation existante en tôle galvanisée, visible sur toute la largeur du local.
- Aucun déplacement du VRC : le grand conduit flexible noir du ventilateur récupérateur de chaleur est resté exactement où il était, avec ses raccordements d'origine.
Les vraies contraintes du chantier, et comment nous les avons réglées
Le passage de la ligne frigorifique
L'unité extérieure a été positionnée du côté nord de la maison, à distance des chambres. La ligne frigorifique — liquide 3/8 po, gaz 3/4 po — a été acheminée le long de la solive de rive, puis à travers la fondation avec un manchon scellé et un coupe-feu. Le FLEXX autorise jusqu'à 98,4 pi (30 m) de tuyauterie entre les deux unités et 49,2 pi (15 m) de dénivelé, avec un préchargement d'usine couvrant les premiers 24,6 pi. Nous étions à environ 34 pi de tuyauterie réelle : un appoint de réfrigérant R32 a donc été calculé à raison de 0,32 oz par pied excédentaire, pesé à la balance électronique et consigné sur la fiche de mise en service.
Une erreur fréquente que nous voyons chez d'autres entrepreneurs de Montréal et de la Rive-Nord : charger « au feeling » ou se fier uniquement à la pression. Sur un système à compresseur inverter comme le FLEXX, une surcharge de quelques onces suffit à faire chuter le rendement et à déclencher des codes de protection en pleine canicule.
Le drain de condensat
Sur la photo du chantier, on aperçoit le piège en P en PVC avec ses bouchons rouges de service, à gauche de l'appareil. Un sous-sol au niveau de la dalle offre rarement une pente naturelle vers un drain de plancher. Nous avons monté le siphon avec la profondeur de garde exigée par la pression statique du ventilateur, puis prévu une pente continue de 1/8 po au pied vers le drain existant. Un siphon trop court sur un appareil en dépression aspire l'air par le drain et laisse l'eau refouler dans le bac : c'est la cause numéro un des dégâts d'eau que nous constatons lors de nos appels de service en Montérégie.
L'alimentation électrique
C'est le point que les propriétaires sous-estiment le plus. L'appareil intérieur seul demande peu — MCA de 5,3 A, MOCP de 15 A en 208-230 V. Mais dès qu'on ajoute la section de chauffage électrique de 15 kW, la charge grimpe et exige ses propres circuits dédiés, avec disjoncteurs séparés selon les blocs d'éléments. L'unité extérieure, elle, réclame un MCA de 27,7 A et un MOCP de 30 A.
Avant même de commander l'équipement, nous avons donc réalisé un calcul de charge du panneau électrique selon le chapitre V du Code de construction du Québec. Sur ce chantier, le panneau de 200 A avait la capacité requise. Ce n'est pas toujours le cas : dans une maison de Longueuil l'automne dernier, le même exercice a révélé qu'un panneau de 100 A ne pouvait pas absorber la fournaise électrique demandée, et nous avons redirigé le client vers une entrée de service mise à niveau avant toute installation. Mieux vaut le savoir avant la livraison de l'appareil qu'après.
Les performances réelles de ce système FLEXX R32
Une fois en fonction, la configuration installée offre les caractéristiques suivantes :
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Capacité nominale en chauffage | 34 000 BTU/h |
| Capacité nominale en climatisation | 34 000 BTU/h |
| Plage modulante | 18 000 à 37 000 BTU/h |
| TRÉS2 (SEER2) | 18 |
| CPSC2 (HSPF2) | 10 |
| TRÉ2 (EER2) | 12 |
| COP | 3,2 |
| Numéro AHRI | 217120760 |
| Certification | ENERGY STAR |
| Plage de chauffage | jusqu'à -30 °C |
| Plage de climatisation | -15 °C à 54 °C |
| Réfrigérant | R32, 2,9 lb (102,3 oz) |
| Niveau sonore extérieur | 61 dB(A) |
Le point qui intéresse le plus nos clients de la Rive-Sud est la plage de chauffage descendant à -30 °C. Concrètement, la thermopompe demeure la source de chaleur principale durant la quasi-totalité de l'hiver en Montérégie, et la fournaise électrique intégrée n'intervient qu'en appoint, lors des pointes de froid ou pendant les cycles de dégivrage. C'est exactement l'inverse d'un système bi-énergie mal configuré, où les éléments électriques prennent le relais beaucoup trop tôt et font exploser la facture.
Une capacité modulante plutôt qu'un surdimensionnement
La plage de modulation de 18 000 à 37 000 BTU/h a été déterminante dans notre recommandation. Nous avons effectué un calcul de charge pièce par pièce plutôt que d'appliquer la règle du pouce « une tonne par 600 pi² », encore trop répandue. Un appareil surdimensionné cycle court, déshumidifie mal en été et use prématurément son compresseur. Ici, la charge calculée se situait dans le tiers inférieur de la plage pendant la majeure partie de la saison, ce qui laisse au système la latitude de fonctionner longtemps à bas régime — le régime où il est le plus efficace et le plus silencieux.
Ce que ce chantier nous apprend sur le chauffage électrique central en Montérégie
La sonde de fuite A2L n'est pas un accessoire
Le FLEXX fonctionne au R32, un réfrigérant classé A2L. La sonde de détection de fuite A2L est incluse d'usine et intégrée au cabinet, tout comme le module Wi-Fi monté en usine. Nous insistons sur ce point auprès des clients qui comparent des soumissions : un installateur qui neutralise ou contourne cette sonde pour éviter des faux déclenchements compromet à la fois la sécurité et la garantie. La bonne pratique consiste plutôt à valider le dégagement autour du cabinet et l'étanchéité des raccords évasés au détecteur électronique, ce que nous documentons systématiquement.
La garantie se perd par négligence administrative
Le FLEXX est couvert par une garantie standard de 10 ans, prolongée de 2 années supplémentaires lorsque le produit est enregistré auprès de Wolseley avec une preuve d'installation. Nous prenons en charge cet enregistrement pour chacun de nos clients, parce que nous avons vu trop de propriétaires perdre deux ans de couverture pour un formulaire jamais rempli.
Les subventions : ce qui s'applique vraiment
C'est la partie où les informations circulant en ligne sont les plus approximatives. Voici comment nous la présentons à nos clients de Montréal, Laval, Longueuil, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud :
- La partie thermopompe centrale du système, certifiée ENERGY STAR avec un numéro AHRI valide, est celle qui ouvre la porte aux programmes d'efficacité énergétique en vigueur.
- La fournaise électrique ou la section de chauffage électrique, prise isolément, n'est pas un poste subventionné : c'est un appoint, pas une mesure d'économie d'énergie.
- Les programmes de conversion s'adressent aux maisons qui abandonnent un combustible fossile. Une maison déjà chauffée à l'électricité, comme celle de Sainte-Angèle-de-Monnoir, n'y est pas admissible.
Les montants et les critères changent d'une année à l'autre. Nous validons donc l'admissibilité au moment de la soumission, avec le numéro AHRI exact de la configuration proposée, plutôt que de promettre un montant qui pourrait ne plus exister à la date d'installation.
Le thermostat conventionnel, un avantage sous-estimé
Le FLEXX fonctionne avec un thermostat conventionnel 24 VAC plutôt qu'avec un contrôleur propriétaire. Pour un propriétaire, cela signifie une liberté réelle : intégration à une domotique existante, remplacement possible du thermostat sans dépendre d'un modèle unique, et diagnostic simplifié par n'importe quel technicien qualifié. Nous avons profité de ce chantier pour configurer précisément le point de bascule vers le chauffage électrique, un réglage que beaucoup laissent aux valeurs d'usine et qui, mal ajusté, peut représenter plusieurs centaines de dollars par hiver.
Nos recommandations d'entretien pour ce type d'installation
- Filtre : vérification aux 3 mois, remplacement selon l'encrassement réel. Un filtre saturé fait chuter le débit et provoque le déclenchement des limiteurs thermiques de la section électrique.
- Serpentin intérieur : nettoyage annuel. Les ailettes bleues du serpentin, visibles à l'ouverture du cabinet, accumulent poussière et fibres de tapis.
- Drain et siphon : rinçage annuel avant la saison de climatisation.
- Unité extérieure : dégagement de la neige et de la glace autour du socle en hiver, nettoyage du condenseur au printemps.
- Serrage électrique : vérification annuelle des connexions de la section de chauffage, où les cycles thermiques provoquent du desserrement.
Notre approche chez AirGreen
Chez AirGreen, nous refusons de traiter une installation CVAC comme une simple livraison d'équipement. Sur ce chantier de Sainte-Angèle-de-Monnoir, le temps investi avant la commande — relevé du local, calcul de charge, vérification du panneau électrique, tracé de la ligne frigorifique — représentait davantage d'heures que la journée d'installation elle-même. C'est précisément ce travail préalable qui fait la différence entre un système qui fonctionne dix ans sans histoire et un système qui génère des appels de service dès le premier hiver.
Nous appliquons la même méthode à l'ensemble de nos projets de thermopompe, de climatiseur mural, de fournaise électrique et d'entretien CVAC à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Si votre sous-sol vous semble trop bas, trop encombré ou trop compliqué, c'est généralement le genre de chantier que nous préférons.
Les outils du chantier
Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.
Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.
Le déroulement du chantier
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On regarde les conduits, le module intérieur actuel, le panneau électrique et l’endroit prévu pour l’unité extérieure.
La combinaison d’appareils, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie l’admissibilité de la combinaison aux programmes d’aide.
Accès protégés, ancien appareil débranché et retiré lorsqu’il est remplacé.
Fournaise électrique ou air handler, avec son serpentin, raccordé aux conduits d’alimentation et de retour.
Sur une base de niveau, surélevée au-dessus de la neige, avec de l’espace libre tout autour.
Isolées, elles entrent par un passage scellé et rejoignent le serpentin intérieur.
Circuits dédiés, sectionneur accessible, thermostat compatible avec la thermopompe et l’appoint.
Essai d’étanchéité, mise sous vide, démarrage, vérification du débit d’air et des deux modes.
Filtre, thermostat, appoint par grand froid : ce qu’il faut savoir pour l’hiver.
- L’estimation sur placeOn regarde les conduits, le module intérieur actuel, le panneau électrique et l’endroit prévu pour l’unité extérieure.
- La soumissionLa combinaison d’appareils, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie l’admissibilité de la combinaison aux programmes d’aide.
- La préparationAccès protégés, ancien appareil débranché et retiré lorsqu’il est remplacé.
- Le module intérieurFournaise électrique ou air handler, avec son serpentin, raccordé aux conduits d’alimentation et de retour.
- L’unité extérieureSur une base de niveau, surélevée au-dessus de la neige, avec de l’espace libre tout autour.
- Les lignes frigorifiquesIsolées, elles entrent par un passage scellé et rejoignent le serpentin intérieur.
- Électricité et thermostatCircuits dédiés, sectionneur accessible, thermostat compatible avec la thermopompe et l’appoint.
- Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, démarrage, vérification du débit d’air et des deux modes.
- Les explicationsFiltre, thermostat, appoint par grand froid : ce qu’il faut savoir pour l’hiver.
Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci
Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.
En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Elle capte ou rejette la chaleur dehors. Elle repose sur une base de niveau, au-dessus de la neige, avec de l’espace libre tout autour.
Les lignes frigorifiques isolées entrent dans la maison par un percement scellé et rejoignent le serpentin intérieur.
Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien.
Posé sur le module intérieur, il fait passer la chaleur entre l’air de la maison et le réfrigérant.
Fournaise électrique ou air handler : son ventilateur pousse l’air dans les conduits. L’appoint électrique prend le relais par grand froid.
Les conduits d’alimentation distribuent l’air dans les pièces ; les retours le ramènent vers l’appareil. Leur état compte autant que l’appareil.
Il protège le serpentin et le ventilateur. Un filtre encrassé réduit le débit d’air : on le vérifie régulièrement.
Il pilote la thermopompe et l’appoint. Il doit être compatible avec le système installé.
Votre maison est-elle prête ?
Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.
Les bons réflexes, une fois l’appareil en place
Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Vérifier le filtre du module intérieur.
- Dégager l’unité extérieure des débris de l’hiver.
- Essayer la climatisation avant les chaleurs.
- Vérifier le filtre plus souvent en pleine saison.
- Garder grilles et retours d’air dégagés.
- Surveiller l’écoulement du condensat près du serpentin.
- Changer ou nettoyer le filtre.
- Essayer le chauffage et l’appoint avant les froids.
- Planifier l’entretien périodique.
- Déneiger autour de l’unité extérieure.
- Ne rien entreposer devant le module intérieur.
- Noter tout bruit ou toute odeur inhabituels et nous appeler.
Les bonnes pages, au bon moment
Quatre affirmations, vraies ou fausses ?
Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.
1. Une thermopompe centrale utilise les conduits de la maison.
Elle se branche sur les conduits existants pour chauffer et climatiser partout.
2. Par grand froid, l’appoint électrique peut prendre le relais.
Le module intérieur (fournaise ou air handler) travaille avec la thermopompe et prend le relais par grand froid.
3. Le filtre se change seulement quand l’appareil tombe en panne.
Un filtre encrassé réduit le débit d’air. On le vérifie régulièrement.
4. On peut reprendre la taille de l’ancien appareil sans vérifier.
La maison a pu changer : isolation, fenêtres, pièces ajoutées. La capacité se valide sur place.
0 / 4 bonnes réponses
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
Puis-je garder mes conduits actuels ?
Que se passe-t-il par grand froid ?
Fournaise, air handler, gainable : quelle différence ?
Y a-t-il des subventions ?
Faut-il un permis ?
Combien peut-on économiser ?
Comment se calcule l’aide LogisVert ?
Mon thermostat actuel fonctionnera-t-il ?
Centrale ou murales : que choisir ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
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Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Une estimation sur place, la bonne capacité, le bon appareil.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
