Installation d'une thermopompe murale FUJITSU AIRSTAGE ORION XLTH+ à Sainte-Clotilde
Sous la pluie, nous avons installé une thermopompe murale FUJITSU AIRSTAGE ORION XLTH+ 15KTAP1 à Sainte-Clotilde : R-32, chauffage à -30 °C, 26 dB. Le déroulement complet du chantier, les erreurs à éviter et les subventions.
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Le chantier en un écran

L’article, chapitre par chapitre
Le jour où un parapluie vert a tenu tête à la pluie de mai
Il pleuvait depuis six heures du matin quand notre camion s'est stationné devant la maison. Le client, propriétaire depuis vingt-deux ans, nous attendait avec un café et une seule inquiétude : « Vous allez remettre ça à un autre jour ? » Non. Nous avons sorti le grand parapluie vert AirGreen, nous l'avons fixé au-dessus de l'emplacement de l'unité extérieure, et l'installation de la thermopompe murale FUJITSU AIRSTAGE ORION XLTH+ s'est déroulée exactement comme prévu. Ce parapluie n'est pas un accessoire décoratif : il garde les raccords, les outils d'évasement et la pompe à vide au sec pendant les manipulations les plus sensibles. Une goutte d'eau dans un conduit frigorifique, c'est une mise en service compromise et une réparation dans deux ans.
Cette installation CVAC à Sainte-Clotilde, en Montérégie, résume assez bien ce que nous faisons chaque semaine entre Montréal, Laval, Longueuil, la Rive-Nord et la Rive-Sud : un choix d'équipement basé sur des chiffres, pas sur une brochure, et une exécution qui tient compte du climat réel du Québec.
Le contexte : une maison chauffée au propane et des hivers qui ne pardonnent pas
Le bâtiment est une maison de plain-pied avec un rez-de-chaussée ouvert, un salon orienté au sud et une cuisine qui surchauffe l'été. Le chauffage principal fonctionnait au propane, avec une facture qui grimpait chaque hiver, et une unité murale plus ancienne d'une autre marque, installée par un tiers, desservait déjà une partie de la maison. Le client ne voulait pas tout jeter. Il voulait :
- Réduire sa consommation de propane sans démolir son installation existante ;
- Climatiser correctement l'aire de vie principale l'été ;
- Un appareil qui chauffe encore à -25 °C, pas un climatiseur réversible qui abandonne en janvier ;
- Un fonctionnement silencieux, parce que la chambre principale donne sur le même mur que l'unité extérieure.
Nous avons donc conservé l'unité existante, ajouté une thermopompe murale neuve sur un support surélevé indépendant, et repensé la distribution de la chaleur dans la pièce principale.
Pourquoi nous avons retenu l'ORION XLTH+ de la série H
La série ORION XLTH+ appartient à la série H de FUJITSU AIRSTAGE, en réfrigérant R-32. Trois raisons ont pesé dans la balance.
1. Le chauffage à froid extrême, chiffré et non promis
L'ORION XLTH+ est homologué pour chauffer jusqu'à -30 °C (-22 °F), sans aucun dispositif d'arrêt. La nuance est capitale : plusieurs appareils annoncent une plage de fonctionnement basse, mais coupent le compresseur sous un certain seuil. Ici, l'appareil continue de produire.
Voici la capacité réelle du modèle installé, exprimée en pourcentage de sa capacité nominale :
| Température extérieure | Capacité de chauffage (modèle 15KTAP1) |
|---|---|
| -15 °C (+5 °F) | 157 % |
| -21 °C (-5 °F) | 138 % |
| -26 °C (-15 °F) | 116 % |
| -30 °C (-22 °F) | 101 % |
Autrement dit, à -30 °C, l'appareil livre encore la totalité de sa capacité nominale. C'est ce genre de donnée qui distingue une thermopompe conçue pour le Québec d'un appareil pensé pour un climat tempéré.
2. Le réfrigérant R-32
Le R-32 affiche un potentiel de réchauffement global de 675, contre 2 088 pour le R-410A, soit une réduction de 68 %. Les systèmes en R-32 exigent aussi une charge de réfrigérant moindre pour une performance de chauffage équivalente ou supérieure. Sur le plan réglementaire comme sur le plan de la disponibilité des pièces à long terme, c'est la direction que prend l'industrie.
3. Le niveau sonore
L'unité intérieure descend à 26 dB(A) en mode silencieux sur le modèle installé (23 dB(A) sur les modèles 09 et 12). L'unité extérieure dispose d'un mode de fonctionnement à faible niveau de bruit, activable lorsque la nuit tombe. Pour une chambre située à quelques mètres du support, cette fonction fait toute la différence.
Le dimensionnement : pourquoi le 15KTAP1 plutôt que le 09 ou le 12
La série se décline en trois formats : 09KTAP1, 12KTAP1 et 15KTAP1. Nous avons calculé les charges thermiques de la zone à desservir, en tenant compte de l'isolation, des surfaces vitrées au sud et de l'unité existante déjà en place. Le 15KTAP1 s'est imposé.
Fiche technique du modèle installé (unité intérieure ASUH15KTAS / unité extérieure AOUH15KTAP1) :
- Climatisation nominale : 14 500 BTU/h (modulation de 3 900 à 19 400 BTU/h)
- Chauffage nominal : 17 400 BTU/h (modulation de 4 500 à 28 000 BTU/h)
- TRÈS2 (SEER2) : 28,7 — CPSC2 région V (HSPF2) : 10,7 — TRE2 (EER2) : 15,4 — CP (COP) : 4,72
- Homologation ENERGY STAR (ES, ESCC, ESME)
- Plage de chauffage : -30 °C à 24 °C ; plage de climatisation : -10 °C à 50 °C
- Alimentation 208 à 230 V / 60 Hz / monophasé, disjoncteur 20 A
- Tuyauterie : 20 m maximum (précharge d'usine jusqu'à 14,9 m), dénivelé maximal de 14,9 m, conduits gaz 3/8 po et liquide 1/4 po
- Serpentins ProCore en cuivre à haute résistance à la corrosion
- Chauffe-plateau de base conçu pour les climats extrêmement froids
- Wi-Fi intégré avec l'application AIRSTAGE, compatibilité BACnet et Modbus
- Filtres intérieurs lavables, six vitesses de ventilateur plus mode automatique
La plage de modulation mérite qu'on s'y attarde. Entre 4 500 et 28 000 BTU/h en chauffage, l'appareil passe la majeure partie de la saison à régime réduit, ce qui élimine les cycles courts, stabilise la température et réduit l'usure du compresseur Inverter. Un appareil surdimensionné coûte plus cher à l'achat et chauffe moins bien.
Le déroulement du chantier, sous la pluie
- Protection du chantier. Parapluie fixé au-dessus de l'emplacement, bâches sur les surfaces intérieures, chemin de circulation protégé.
- Montage du support surélevé. L'unité extérieure repose sur un support en aluminium avec coussins antivibratoires aux quatre points d'appui. La hauteur est calculée pour dégager l'appareil de l'accumulation de neige et permettre au condensat de dégivrage de s'évacuer librement. Un appareil posé directement au sol au Québec, c'est une bobine gelée en février.
- Percement et manchon. Passage des conduits avec pente vers l'extérieur, manchon scellé, calfeutrage souple sur les deux faces.
- Raccordement frigorifique. Évasements réalisés à l'abri, couples de serrage respectés à la clé dynamométrique, isolation continue sur toute la longueur.
- Tirage sous vide et test de pression. L'étape que certains bâclent. Nous descendons sous le seuil exigé, nous maintenons, puis nous vérifions la stabilité avant d'ouvrir les vannes.
- Raccordement électrique sur circuit dédié, avec disjoncteur adapté et sectionneur accessible.
- Mise en service et configuration. Test en climatisation et en chauffage, relevé des pressions, jumelage Wi-Fi, démonstration complète à la télécommande rétroéclairée et à l'application mobile.
Durée totale : une journée de travail, pluie comprise.
Les contraintes du chantier et nos solutions
- La pluie continue. Solution : abri mobile au-dessus de la zone de raccordement, et exécution des évasements sous couvert.
- Une unité existante à conserver. Nous avons implanté le nouveau support à distance suffisante de l'appareil existant pour éviter le recyclage d'air entre les deux et garantir le dégagement d'entretien exigé par le fabricant.
- Un mur de chambre à proximité. Le support antivibratoire et le mode silencieux de l'unité extérieure ont réglé la question dès la mise en service.
- Une réserve de propane à proximité. Les dégagements réglementaires ont été respectés lors de l'implantation, un point que trop d'installateurs escamotent en milieu rural.
Les erreurs à éviter
- Choisir la capacité selon la superficie seulement. Un calcul de charge sérieux tient compte de l'isolation, des fenêtres, de l'orientation et des appareils déjà en place.
- Négliger la hauteur du support. En Montérégie comme sur la Rive-Nord, la neige au sol dicte la hauteur minimale.
- Sauter le tirage sous vide adéquat. L'humidité résiduelle dans le circuit détruit lentement le compresseur.
- Installer l'unité extérieure sous une descente de toit. L'eau qui gèle sur le serpentin en février transforme un excellent appareil en radiateur d'appoint.
- Oublier l'entretien des filtres intérieurs. Un filtre encrassé fait chuter le rendement bien avant que le client ne s'en rende compte.
Subventions et admissibilité
Un projet comme celui-ci peut ouvrir la porte à plusieurs programmes selon la source de chauffage remplacée et le type de bâtiment, notamment LogisVert d'Hydro-Québec, Chauffez vert pour la conversion d'un chauffage aux combustibles fossiles, et Rénoclimat. Les montants et les critères sont révisés périodiquement par les organismes qui les administrent. Nous validons systématiquement l'admissibilité au moment de la soumission, et nous fournissons la documentation technique requise, y compris les fiches de performance et les numéros de modèle homologués.
L'entretien qui protège l'investissement
Deux gestes du client : nettoyer les filtres intérieurs lavables toutes les quatre à six semaines en saison, et dégager la neige autour de l'unité extérieure. Un entretien annuel par nos techniciens complète le tout : lecture des pressions, vérification des serrages électriques, nettoyage du serpentin extérieur, contrôle du drain de condensat et validation du cycle de dégivrage avant l'hiver.
Pourquoi nos clients nous appellent
Chez AirGreen, nous installons des systèmes de climatisation et de chauffage partout dans le Grand Montréal, de Montréal à Laval, de Longueuil à la Rive-Sud et à la Rive-Nord, jusqu'aux municipalités de la Montérégie comme Sainte-Clotilde. Nos équipes sont équipées pour travailler sous la pluie, dans la neige et dans des espaces restreints. Nous documentons chaque projet, nous expliquons chaque choix technique, et nous restons joignables après la mise en service.
Pour un calcul de charge, une soumission détaillée ou l'installation d'une thermopompe murale FUJITSU AIRSTAGE ORION XLTH+, contactez-nous au (514) 316-2973 ou à sales@airgreen.ca. Nous nous déplaçons, nous mesurons, et nous vous proposons l'appareil qui convient réellement à votre bâtiment.
Les outils du chantier
Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.
Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.
Le déroulement du chantier
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
Le modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
Planchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
Un seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
Posée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
Raccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Un circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
Essai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
Télécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
- L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
- La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
- La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
- Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
- L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
- Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
- L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
- Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
- Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci
Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.
En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.
Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.
Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.
Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.
Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.
Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.
Votre maison est-elle prête ?
Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.
Les bons réflexes, une fois l’appareil en place
Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
- Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
- Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
- Nettoyer les filtres plus souvent quand l’appareil roule beaucoup.
- Garder la végétation loin de l’unité extérieure.
- Vérifier qu’aucune eau ne coule de l’unité intérieure.
- Ramasser les feuilles autour de l’unité extérieure.
- Essayer le chauffage avant les premiers froids.
- Planifier l’entretien périodique avant l’hiver.
- Garder la neige loin du support et du devant de l’unité.
- Laisser l’appareil dégivrer : c’est normal.
- Ne jamais frapper la glace sur les ailettes ; appelez-nous si l’unité reste prise.
Les bonnes pages, au bon moment
Quatre affirmations, vraies ou fausses ?
Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.
1. En chauffage, l’unité extérieure peut produire de l’eau.
Pendant les cycles de dégivrage. Cette eau doit pouvoir s’écouler sans former de glace.
2. On choisit la capacité avec une simple règle de pieds carrés.
Fenêtres, isolation, orientation et usage de la pièce comptent. La capacité se choisit sur place.
3. Une multizone relie plusieurs têtes intérieures à un seul condenseur.
Une tête par pièce, toutes branchées sur le même condenseur. Chaque pièce garde sa température.
4. Le sectionneur peut être caché derrière les meubles de terrasse.
Il doit rester accessible : c’est lui qui coupe l’appareil pour l’entretien.
0 / 4 bonnes réponses
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
Murale ou multizone : comment choisir ?
Où va l’unité extérieure ?
Y a-t-il des subventions ?
Faut-il un permis ?
Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
Combien peut-on économiser ?
Comment se calcule l’aide LogisVert ?
Est-ce bruyant ?
L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
Aucune question ne correspond. Écrivez-nous : on répond.
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Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Une estimation sur place, la bonne capacité, le bon appareil.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
